Événement officiel sous le Haut Patronage du Président de la République du Niger24–26 nov. 2026 · Centre International de Conférences Mahatma Gandhi, Niamey
CI-006S05 · Agro-industrie & Transformation agricoleFiche projet · Édition 2026

Pôle de Transformation Intégrée du Moringa (PTIM)

Porté par Haute Autorité du Waqf · Autorité administrative

Coût estimatif
9 milliards FCFAApport propre du promoteur : 1 800 000 000 FCFA, soit 20 %. Montant recherché : 7 200 000 000 FCFA, soit 80 %. ≈ 13,7 millions EUR
Localisation
Dosso ; zone d'impact : Dosso et Tahoua
Financement recherché
Banques de développement et partenaires
Capacité
Complexe agro-industriel de 150 ha ; rendement visé de 15 à 20 tonnes de feuilles fraîches par hectare et par an

L'opportunité

Le moringa s'est imposé au Niger depuis le début du 20e siècle comme une culture d'agroforesterie résiliente. À l'exception de la région de Diffa, il domine les paysages agricoles de Maradi, Dosso et Tahoua. Selon les projections de l'équipe SOFRECO en 2021, la production devrait croître de 5 % entre 2020 et 2030.

Avec une teneur de 30 % de protéines et la présence des neuf acides aminés essentiels, le moringa constitue une arme majeure contre la malnutrition. La filière est aussi un outil de réduction de la pauvreté, et les femmes y représentent plus de 50 % de la part de travail globale.

La filière contribue à l'atténuation du changement climatique : elle a permis de fixer 82 000 tCO2 en 2020. Elle fait cependant face à un défi d'accès au foncier pour les femmes, qui ne représentent que 34 % des producteurs, et doit répondre à une demande nationale qui croît de 4 % par an.

Le projet porte sur la mise en valeur de 150 ha : usine de transformation, irrigation solaire et pépinières de semences PKM-1. Dans la logique du waqf, la redistribution de 10 % du bénéfice net aux œuvres sociales est visée.

Objectifs

Développer un complexe agro-industriel de moringa de 150 ha rentable, sécurisé et générateur d'usufruits waqf

  • Contribuer à la souveraineté alimentaire et à la résilience climatique du Niger par l'industrialisation de la filière moringa

Composantes

  1. Composante 1 : Appui à la production durable et agroforesterie : accès à la terre pour les femmes, production toute l'année, cultures intercalaires, semences de qualité et irrigation économe en eau
  2. Composante 2 : Transformation, innovation et valorisation : séchoirs solaires, unités de broyage pour la poudre, extraction d'huile, conditionnement de thés et infusions, certification nutritionnelle et sanitaire
  3. Composante 3 : Commercialisation et structuration du marché : coopératives, réduction des pertes post-récolte, campagnes de sensibilisation
  4. Composante 4 : Gouvernance, suivi environnemental et résilience : suivi de la séquestration de CO2, formation des acteurs, alignement avec l'axe 3 de la vision du Chef de l'État

Résultats attendus

  • Chiffre d'affaires annuel visé : 3,5 milliards FCFA
  • Marge opérationnelle stabilisée à 45 %
  • Redistribution visée de 10 % du bénéfice net aux œuvres sociales
  • Emplois directs créés, dont 60 % occupés par des femmes
  • Conformité visée aux normes internationales ISO 22000 et bio

Alignement stratégique

Le projet répond à l'axe 3 de la vision du Chef de l'État, consacré à la souveraineté économique, et contribue à la souveraineté alimentaire et à la résilience climatique du Niger.

Pour aller plus loin

Modèle économique

Sources de revenus

  • Vente de poudre de moringa, en vrac et conditionnée
  • Vente d'huile de graines, dite huile de ben
  • Vente de thés et infusions
  • Vente de tourteaux, résidus de presse
  • Vente de semences certifiées PKM-1

Hypothèses de rentabilité

  • Production de 15 à 20 tonnes de feuilles fraîches par hectare et par an, en culture semi-intensive irriguée au goutte-à-goutte
  • 1 kg de poudre pour 4 kg de feuilles fraîches
  • Réduction de 90 % de la facture de pompage grâce au solaire
  • Valorisation totale des résidus en compost ou aliments pour bétail
  • Chiffre d'affaires annuel à pleine capacité : environ 3,5 milliards FCFA ; marge opérationnelle : environ 45 à 50 %

Partenariats recherchés

Partenaires techniques

Collectivités territoriales et bonnes volontés du secteur privé

Partenaires financiers

Philanthropes et organismes de développement : BID, Banque Arabe pour le Développement Économique de l'Afrique (BADEA), organisations non gouvernementales ; Banque Islamique du Niger ; Coris Banque Internationale

Rôle de l'État

Étude de faisabilité et de rentabilité ; mise à disposition de la terre

Risques et atténuation

RisqueMesure prévue
Phytosanitaire : attaque de la chenille défoliatrice Noorda blitealis et dépérissements fongiquesSystème de surveillance biologique et usage de biopesticides locaux : neem, compost
Approvisionnement : pénurie de semences PKM-1 et coût élevé des engrais importésCréation d'une pépinière centrale waqf et d'une unité de production de compost et paillage sur site
Production : absence d'encadrement permanent et difficulté d'accès aux équipements solairesÉquipe d'agronomes dédiée et importation groupée de pompes solaires et de matériel de goutte-à-goutte
Infrastructures : accès complexe au foncier et lenteur des aménagements hydro-agricolesBaux emphytéotiques de longue durée sous gestion simplifiée waqf

Fiche établie à partir des informations transmises par le porteur du projet. Document de promotion et d'orientation, sans valeur d'offre ni d'engagement ; les montants sont des estimations à confirmer par les études.

Rendez-vous B2B