Événement officiel sous le Haut Patronage du Président de la République du Niger24–26 nov. 2026 · Centre International de Conférences Mahatma Gandhi, Niamey
CI-004S05 · Agro-industrie & Transformation agricoleFiche projet · Édition 2026

Renforcement des capacités de transformation du riz paddy du RINI

Porté par Société Riz du Niger SAEM · SAEM

Coût estimatif
80,31 milliards FCFAdont 35,69 milliards FCFA recherchés auprès des investisseurs ≈ 122 millions EUR
Localisation
Nouvelles implantations : Tillabéri, Doutchi, Madaoua, Magaria et Madarounfa ; renforcement des unités existantes : Niamey, Tillabéry, Gaya et Diffa (sites déjà opérationnels ou en cours, devant bénéficier d'équipements complémentaires)
Financement recherché
Emprunt long terme (pour l'investissement structurant) + ligne de crédit revolving (pour l'exploitation)
Retour sur investissement
Environ 4,6 ans (délai de récupération du capital)

L'opportunité

Le Niger importe annuellement plus de 200 000 tonnes de riz pour couvrir un déficit structurel estimé à plus de 557 000 tonnes/an. Face à cette dépendance critique aux importations, le renforcement de la Société Le Riz du Niger (RINI) constitue une réponse stratégique d'industrialisation nationale et de substitution aux importations.

Le projet vise à transformer le RINI en un opérateur agro-industriel national de référence, capable de traiter 345 000 tonnes de paddy/an à l'horizon 2029, et de créer de la valeur locale à chaque étape de la chaîne. L'industrialisation nationale du riz s'appuie sur une base existante consolidée (95 000 t/an : 35 000 opérationnels + 60 000 en cours d'installation à Gaya et Diffa) et un plan d'extension progressif en trois phases conditionné à la performance. La mise en œuvre sera pilotée par des contrats-programmes triennaux avec suivi axé sur les résultats.

Objectifs

Contribuer durablement à la souveraineté alimentaire nationale et à l'amélioration des conditions de vie des populations à travers le développement d'un modèle agro-industriel financièrement soutenable et socialement inclusif.

  • Consolider et étendre la capacité industrielle de transformation du RINI de 95 000 t/an à 345 000 t/an à l'horizon 2029, en trois phases conditionnées à la performance

Composantes

  1. Sécurisation de l'approvisionnement industriel : en mettant en place des contrats-programmes performants avec les organisations de producteurs et des appuis (5 milliards d'engrais formule du RINI ; trente (30) moissonneuses-batteuses, etc.), pour garantir un flux constant de riz paddy de qualité au RINI (au moins 345 000 tonnes/an à terme)
  2. Extension des capacités de production : pour passer à une véritable industrialisation de masse pour répondre aux besoins nationaux estimés à plus de 557 000 tonnes l'année via l'installation de : (i) cinq (05) nouvelles usines de décorticage de riz paddy ; (ii) six (06) usines de cogénération (énergie biomasse) ; (iii) six (06) silos ; (iv) neuf (09) moulins à semoule de riz ; (v) quinze (15) camions de 40 tonnes ; (vi) treize (13) véhicules double-cabine ; (vii) 2 véhicules station-wagon ; (viii) construction de diverses infrastructures et abris
  3. Amélioration de la compétitivité et de la qualité du riz local : via le renforcement de la diversification, de la certification et du marketing et le développement du réseau commercial national du RINI (construction de 26 nouvelles agences RINI dans le pays), pour que le Riz du Niger soit disponible partout et soit préféré au riz importé par les consommateurs nigériens
  4. Viabilisation financière et autonomisation progressive du RINI : par l'optimisation des coûts opérationnels et la réduction des coûts d'énergie (cogénération biomasse), pour réduire la dépendance aux subventions publiques (parfois perçues comme une source de concurrence déloyale) et assurer la rentabilité à long terme de la Société

Résultats attendus

Souveraineté

  • Réduction drastique de la dépendance aux importations de riz et économie substantielle de devises pour le Trésor public

Économique

  • Création de valeur ajoutée locale estimée à plusieurs dizaines de milliards de FCFA
  • Recettes publiques : ~15 milliards FCFA d'impôts prévus
  • Effet d'entraînement : valorisation du « son » pour l'élevage local

Social

  • Création d'emplois : directs (usines) et indirects (collecte, transport, distribution) et renforcement de la sécurité alimentaire nationale (environ 200 emplois permanents et 240 temporaires)
  • Revenus ruraux : 3,13 milliards FCFA de salaires sur 7 ans et amélioration des revenus des producteurs rizicoles
  • Sécurité alimentaire : réduction des importations de riz

Environnemental

  • Transition énergétique via la cogénération (valorisation de la balle de riz en électricité), réduisant l'empreinte carbone industrielle

Régional

  • Dynamisation des pôles de développement ruraux (Doutchi, Madaoua, Magaria, etc.) et décongestion industrielle de la capitale

Alignement stratégique

Aligné sur la SNDR 2021-2030, le Programme Grande Irrigation (PGI) et le Programme de la Refondation de la République 2025-2029

Pour aller plus loin

Plan de financement

SourceActionFCFA
Apport propre du promoteurExpertise, terrains titrés et financement de l'exploitation (achats de paddy), estimé à environ 44,62 milliards FCFA / an, via l'accord BOAD, les lignes de crédit revolving, l'autofinancement progressif dès l'An 3 et les préfinancements par les importateurs44 620 000 000
Apport du promoteur : accord BOAD (programme SONGTAABA)Accord en cours de finalisation pour le financement du Projet d'urgence de reconstitution du stock de sécurité alimentaire et de renforcement de la transformation du riz local en République du Niger, dans le cadre du programme d'urgence à impact rapide (SONGTAABA) : achat de 77 000 tonnes de paddy en An 122 500 000 000
Apport du promoteur : lignes de crédit revolvingAuprès des banques locales6 000 000 000
Montant recherchéInvestissement35 688 831 000

Modèle économique

Sources de revenus

  • Vente du riz blanchi (produit principal)
  • Valorisation du son de riz (alimentation bétail)
  • Semoule de riz (diversification des produits)
  • Cogénération biomasse à partir de la balle de riz (réduction des coûts énergétiques et vente d'électricité)
  • Réseau commercial RINI (26 agences de distribution nationale)

Hypothèses de rentabilité

  • Capacité de transformation : atteindre progressivement une capacité de traitement de 345 000 tonnes de riz paddy par an d'ici 2029, grâce aux 5 nouvelles unités et au renforcement des sites existants
  • Valorisation intégrale : le modèle ne repose pas uniquement sur le riz blanc ; il intègre des revenus significatifs issus de la vente de brisures (alimentation humaine) et de son de riz (alimentation animale)
  • Efficience énergétique (cogénération) : une réduction majeure des charges d'exploitation est prévue grâce à la production d'électricité à partir de la balle de riz (biomasse), rendant les usines partiellement autonomes en énergie
  • Sécurisation de l'approvisionnement : l'adossement aux 16 000 ha de nouveaux aménagements du Programme Grande Irrigation (PGI) garantit un flux constant de matière première à des prix d'achat maîtrisés
  • Marché garanti : intégration des achats institutionnels pour la constitution des stocks de souveraineté et de régulation du marché national
  • Indicateurs du scénario de base : VAN de 39 milliards FCFA, positive ; TRI de 7,98, supérieur au taux d'actualisation du marché ; indice de profitabilité de 2,10

Partenariats recherchés

Partenaires techniques

Fournisseurs d'équipements de décorticage et de cogénération ; bureau d'études pour les études de faisabilité détaillées (TDR validés) ; Ministère de l'Agriculture (DGPV, PGI) pour la sécurisation des bassins d'approvisionnement paddy ; organisations de producteurs rizicoles

Partenaires financiers

BOAD (accord en cours — programme SONGTAABA, 21,22 Mds FCFA pour l'exploitation An 1 ; TDR études financés) ; BAD (partenaire potentiel pour l'investissement structurant) ; Coris Bank Niger, BIA Niger, BSIC Niger (lignes revolving 6 Mds FCFA) ; Trésor national (apurement des arriérés de subventions ~4,7 Mds FCFA)

Rôle de l'État

Signature du contrat-programme triennal (garant des engagements mutuels) ; mobilisation des financements concessionnels auprès des PTF ; apurement des subventions arriérées dues au RINI ; soutien à la politique d'achats institutionnels de riz local (OPVN, cantines scolaires, stocks de régulation)

Risques et atténuation

RisqueMesure prévue
Approvisionnement : rupture ou irrégularité de la fourniture en riz paddyContractualisation avec les unions de producteurs et synergie avec le Programme Grande Irrigation (PGI) pour un débouché garanti
Concurrence : pression sur les prix par le riz importé subventionnéLabellisation de qualité par l'ANMC, campagne nationale « Made in Niger » et politique d'achats institutionnels
Technique et opérationnel : déficit de maintenance ou obsolescence des équipementsProgramme de formation continue du personnel technique et choix de technologies robustes adaptées au contexte local
Gouvernance : risque de gestion inefficace ou de retards d'exécutionMise en œuvre par contrats-programmes triennaux avec des audits réguliers et des indicateurs de performance (GAR)
Financier : retards dans la mobilisation des financements complémentairesPlaidoyer actif via l'ANPIPS et sécurisation des partenariats avec les PTF (BAD, BOAD)

Fiche établie à partir des informations transmises par le porteur du projet. Document de promotion et d'orientation, sans valeur d'offre ni d'engagement ; les montants sont des estimations à confirmer par les études.

Rendez-vous B2B